Acquittement , Cour d'Assises, Avocat Martinique, Me Philippe H . PLACIDE ;

Acquittés… 15 ans après un assassinat…

Philippe PLACIDE, Avocat Martinique, vous offre cette actualité !

 

Mardi et mercredi (22 11 2016 & 23 11 2016), Mrs Ornam Emmanuel et Chris Raymond ont été jugés en appel pour la Cour d’Assises de la Martinique pour le meurtre avec préméditation (assassinat) de Mr Jeffrey Henry, le 22 décembre 2001, lors d’un « sound-system » au Lamentin (Martinique).

Leurs Avocats, Mes Pascaline Jean-Joseph et Philippe H. Placide, ont dénoncé une parodie de justice et obtenu un double acquittement.

« Je n’ai rien à dire. Je voudrais savoir pourquoi je n’ai jamais été confronté aux personnes qui parlent dans cette affaire », lâche Ornam Emmanuel, à la barre.

Il est, tout comme Chris Ray­mond, accusé d’assassinat.

Ces deux ressortissants Saint-Luciens de 36 et 39 ans, condamnés en première instance en juin 2014 à 20 et 18 ans de réclusion criminelle, ont toujours contesté avoir tué Seldon Henry, un compatriote, le 22 décembre 2001, lors d’un « sound-system » à Bas-Mission, au Lamentin.

À leur procès en appel mardi et mercredi, leurs Avocats, Mes Philippe H. PLACIDE et Pascaline JEAN-JOSEPH, ont d’ailleurs déposé des conclusions estimant qu’ils sont jugés en violation de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et du « délai raisonnable de jugement ».

« Ornam Emmanuel a été mis en examen 9 ans après les faits, par un juge d’instruction de La Rochelle où il était incarcéré, sur commission rogatoire d’un juge foyalais. Il n’a pas compris pourquoi un magistrat, dans l’Hexagone, l’interrogeait sur des faits commis en Martinique.Entre sa mise en examen et la fin de l’instruction, le magistrat (5 magistrats en fait Nldr!) n’a fait aucun acte », énonce Me PLACIDE.

« Dans ce dossier, il n’y a  eu aucune confrontation, pas même une reconstitution sur les lieux du crime », enfonce le clou Me JEAN-JOSEPH.

« Les droits des Sainte-Luciens ne sont pas respectés », souligne Ornam Emma­nuel, dit « Steen », le principal-mis en cause devant les jurés. « Je ne connaissais pas la victime, je suis là parce qu’on m’a accusé. Je n’ai tué personne. J’ai toujours assumé les bêtises que j’ai pu faire mais cette affaire-là, je n’ai rien à voir »,: soutient-il, mordicus.

Ce soir de décembre 2001, les deux accusés s’étaient d’abord rendus à un « sound-system » à Fort-de-France avant de poursuivre la soirée, dans un autre, à Bas-Mission, au Lamentin.

« Il y a eu une bagarre lors du premier, c’est pour ça que nous sommes partis. Des balles ont pété à la seconde soirée, des gens nageaient dans le sang, tout le monde se cachait, courait pour sauver sa vie », décrit l’un des deux accusés. Quelques jours après la fusillade, des témoins anonymes avaient informé les policiers du Lamentin de la présence de quatre Saint-Lucien ce soir-là et présenté « Falone » (Chris Raymond) et « Steen », comme les deux auteurs principaux. Ils auraient été vus avec un fusil, Ornam Emmanuel (le client de Me PLACIDE , Nldr!) est celui qui aurait tiré.

Pendant deux jours, leurs Avocats, pointant les faiblesses de l’enquête, ont contesté cette version.

<< UN DOSSIER VIDE»

À la barre, un des témoins principaux s’est rétracté, expliquant, des années après sa première audition, ne pas avoir vu le tireur. Un autre, consommateur de longue date de crack, s’est exprimé en tremblant, de façon assez décousue. Pour Yann BOUCHARE, l’Avocat Général, la culpabilité des deux accusés, ne fait pourtant aucun doute. Il dresse le profil des Saint-Lucien, présentés comme des individus dangereux et bien connus. Orman Emmanuel, le tireur présumé, a déjà été condamné plusieurs fois par le tribunal correctionnel. Chris Raymond a déjà connu la cour d’Assises dans  une  autre   affaire.

L’Avocat Général s’appuie sur les nombreux témoignages incriminant les deux hommes.

« Ils ont été vus avec des traces de sang sur leurs vêtements. Il fallait, pour cela, se trouver près de la victime. Tous les éléments indiquent qu’il s’agissait d’une expédition punitive avec préméditation ». Il demande la confirmation des peines prononcées en première instance.

Les Avocats de la défense sont unanimes, le dossier ne repose sur absolument rien.

« Aucune vérification n’a été faite suite aux différentes déclarations. D’autres éléments laissaient penser à un possible autre tireur mais rien n’a été vérifié », regrette Me JEAN-JOSEPH.

« C’est un dossier vide. C’est la première fois que je me retrouve face à une telle iniquité judiciaire. Une personne présente lors de la fusillade a ramassé les douilles. En général, c’est le tireur qui fait cela pour ne pas être relié au meurtre. Mais personne ne l’a cherché pour lui poser la question », rajoute Me PLACIDE, plaidant, comme sa consœur, l’acquittement; Une demande satisfaite par les jurés au bout d’un délibéré d’à peine 2 heures.

R.L et B.Dis. / F.A. Martinique /

crédit photo : Stéphanie DESTIN

NLDR: Le Cabinet PLACIDE vous assiste pour de nombreux conseils et / ou procédures en matière de droit pénal et d’indemnisation des victimes.

Philippe H. PLACIDE

Avocat à la Cour

Membre du Conseil de L’Ordre
Ancien Distingué de la Conférence
Past-Président de l’ Union des Jeunes Avocats de la Martinique
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