Me PLACIDE

Le poids et le look, facteurs de discrimination

Philippe PLACIDE, Avocat Martinique, vous offre cette actualité !

L’apparence physique (et notamment l’obésité) ou encore le look seraient les motifs les plus discriminants lors d’un entretien d’embauche; c’est le constat que font ce lundi 15 février 2016 le Défenseur des Droits de l’Homme et l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Le Défenseur des Droits et l’organisation internationale du travail (OIT) ont publié ce lundi 15 février 2016 une étude intitulée « Le physique de l’emploi » qui révèle un constat glaçant : « Avoir un style non conforme aux codes de l’entreprise (cité à 85% par les femmes et 78% par les hommes) et le fait d’être obèse (cité à 79% par les femmes et 73% par les hommes) font partie des situations les plus pénalisantes (au même titre que le fait d’avoir plus de 55 ans, d’être enceinte et d’avoir un handicap visible). Corrélativement, le fait d’avoir un physique attractif est vu comme un avantage par 66% des femmes et 65% des hommes. » précise le baromètre. Pour les besoins de cette étude, les deux organismes se sont basés sur un échantillon de 998 demandeurs d’emploi, âgés de 18 à 35 ans. Ces derniers ont été interrogés entre octobre et novembre 2014.

 » Les femmes obèses et en surpoids déclarent plus souvent avoir été confrontées à des discriminations liées à l’apparence physique. »

L’analyse fait néanmoins ressortir plusieurs résultats majeurs : « Les discriminations à l’embauche liées à l’apparence physique sont rapportées presque 2 fois plus (1,7) par les femmes que les hommes, et ce, indépendamment de toutes caractéristiques d’âge, de poids, de style vestimentaire et de niveau d’études. Les femmes obèses et en surpoids déclarent plus souvent avoir été confrontées à des discriminations liées à l’apparence physique. Quand on examine l’effet spécifique du poids, de manière attendue, les personnes obèses rapportent plus que les autres avoir été discriminées à l’embauche du fait de leur apparence. Parmi elles, les femmes le sont beaucoup plus que les hommes. Ainsi, toutes choses égales par ailleurs, les femmes obèses rapportent 8 fois plus souvent que les femmes d’IMC « normal » avoir été discriminées à cause de leur apparence physique. Les hommes obèses le déclarent trois fois plus que les hommes d’IMC « normal ». »

Une discrimination qui opère souvent pendant l’entretien

Selon l’étude, « le moment privilégié de la discrimination rapportée par les chômeurs est l’entretien d’embauche (cité à 64% en moyenne, pour tout critère de discrimination – 60% des femmes et 67% des hommes). Cela se confirme pour les discriminations liées à l’apparence physique qui se seraient produites à 82% lors d’un entretien d’embauche (79% pour les femmes et 87% pour les hommes). Ainsi, les questions posées ou les remarques faites aux candidats lors d’un entretien d’embauche ou d’une épreuve de concours administratif ont souvent un lien avec des caractéristiques personnelles. Les situations où l’apparence est questionnée sont plus fréquemment en lien avec l’apparence vestimentaire et sont rapportées par 20% des chômeurs (17% des femmes et 23% des hommes). Parallèlement, 11% d’entre eux disent avoir déjà été confrontés à des questionnements en lien avec leur corpulence (9% de femmes et 13% d’hommes). Ce taux est de 33% chez les chômeurs obèses (26% des femmes obèses et 38% des hommes obèses). A la question de savoir si ces situations ont fait naître en eux le sentiment d’avoir été discriminé, il apparaît que c’est particulièrement le cas quand la corpulence est visée : 78% (dont 81% des femmes et 76% des hommes) l’ont ressenti comme une discrimination, et même 96% pour les personnes obèses (100% des femmes et 94% des hommes ».

Que dit la loi ?

Selon l’article L. 122-45 du code du travail « Aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement ou de l’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat en raison de son origine, de son sexe, de ses moeurs, de son orientation sexuelle, de son âge, de sa situation de famille, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son patronyme ou, sauf inaptitude constatée par le médecin du travail dans le cadre du titre IV du livre II du présent code, en raison de son état de santé ou de son handicap. »

Rci

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Philippe H. PLACIDE

Avocat à la Cour
Ancien Distingué de la Conférence
Past-Président de l’ Union des Jeunes Avocats de la Martinique
Membre du Conseil de L’Ordre
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